Les cultures faunistiques : un intérêt agricole, environnemental et cynégétique

 
Le dispositif « cultures faunistiques » a été initié il y a de nombreuses années par les acteurs cynégétiques de la région, afin de favoriser les populations de petite faune sédentaire de plaine et de fournir une alternative au développement des friches.
Les Fédérations des chasseurs du Languedoc-Roussillon et leurs réseaux de sociétés communales de chasseurs investissent chaque année des sommes financières considérables et mobilisent un bénévolat important pour la mise en place de ces cultures à but faunistique et environnemental.
 
Les cultures faunistiques permettent d’entretenir les sols tout en assurant nourriture et couvert à la faune sauvage. Ces cultures améliorent la biodiversité de l’agro-système dans toutes ses composantes végétales et animales.

Intérêt d’une culture faunistique

Pour l’agriculture :
  • Amélioration de la structure et de la fertilité des sols,
  • Réduction des risques d’érosion,
  • Maîtrise des mauvaises herbes,
  • Embellissement du paysage (complément avec des graines de fleurs) 
Pour la faune :
  • Maintien d’un couvert pour le refuge et la reproduction de la faune,
  • Développement d’une végétation source de nourriture pour la faune.
Ce type de culture favorise tout type d'espèces animales comme les insectes et les oiseaux, et notamment les espèces gibier (lièvre, lapin, perdrix, faisan, cailles ...).
 

Les différents types d'implantation

 Sur quelle parcelle implanter une culture faunistique ?

  • Sur des parcelles peu valorisées (ex : éloignement du siège de l’exploitation) : Introduction d’une culture pour entretenir les sols avant une éventuelle remise en pâture.
  • Sur des parcelles en jachères : Conversion en culture faunistique de la terre non cultivée.
  • Sur des friches à reconquérir : Ouverture de parcelles par débroussaillage et implantation d’une culture faunistique.

 

Quelle semence implanter pour une culture faunistique ?

On doit rechercher des cultures favorables à la faune et adaptées aux conditions particulières de la parcelle (sol, climat, altitude, place dans la rotation etc.).

Il est possible d’implanter une culture composée d’une seule espèce ou d’implanter des mélanges simples combinant céréales (blé, seigle, sarrasin), crucifères (choux, navets, cresson…), légumineuses (lupin, luzerne, mélilot, pois, sainfoin, trèfle, vesce) et fleurs ( Eschscholzia, Zinnia, Centaurée, Cosmos, Souci, Thitonia).

Ces cultures combinent les avantages des différentes espèces et permettent de maintenir la structure et la fertilité du sol tout en garantissant à la faune, nourriture et couvert toute l’année.

 

Mobilisation des Fédérations de Chasseurs et de la région Languedoc Roussillon

Chaque année ce sont plus de 1800 ha de terrain qui sont semés en cultures faunistiques par les Fédérations départementales des chasseurs et leurs sociétés communales de chasse, sur l’ensemble des cinq départements de la région.
Depuis 2003, le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon soutient ce programme, venant ainsi récompenser et labelliser les efforts des chasseurs, en faveur de l’aménagement des espaces naturels et ruraux.